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Dimanche 25 décembre 2017 - par Ruth-Annie Coyault

Dimanche 25 décembre 2017

Culte de Noël

 

Matthieu 1, 18-25 L’annonce faite à Joseph

Voici comment arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; avant leur union elle se trouva enceinte (par l'action) du Saint-Esprit. Joseph, son époux, qui était un homme de bien et qui ne voulait pas la diffamer, se proposa de rompre secrètement avec elle. Comme il y pensait, voici qu'un ange du Seigneur lui apparut en songe et dit : Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre avec toi Marie, ta femme, car l'enfant qu'elle a conçu vient du Saint-Esprit, elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus, car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.

Tout cela arriva afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait déclaré par le prophète : Voici que la vierge sera enceinte ; elle enfantera un fils Et on lui donnera le nom d'Emmanuel, ce qui se traduit : Dieu avec nous.

A son réveil, Joseph fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné, et il prit sa femme chez lui. Mais il ne la connut pas jusqu'à ce qu'elle eût enfanté un fils, auquel il donna le nom de Jésus.

 

PrÉdication

On oublie parfois et même souvent qu’il y a dans l’Évangile de Matthieu une annonce faite à Joseph. On est tellement habitué à l’annonce faite à Marie dans l’évangile de Luc, et on connaît par cœur la réponse de la vierge à l’ange Gabriel : « Je suis la servante du Seigneur ; qu’il me soit fait selon ta parole. » (Luc 1, 38). Dans la belle histoire de Noël, Joseph reste toujours un peu effacé, alors qu’il joue un rôle important. Saint Joseph, mari et père oublié ou presque, on ne voit plus que la vierge et l’enfant… pour la plus grande joie des femmes qui ont le beau rôle ! D’ailleurs, dans notre confession de foi, il n’est question que de Marie, la vierge qui a mis au monde le Seigneur.

Le récit de la nativité chez Matthieu fait une sorte de zoom sur Joseph à qui la naissance de Jésus est annoncée, comme à Marie. Dans l’évangile de Luc, c’est Marie seule qui reçoit la visite de l’ange Gabriel, Joseph est le grand absent ; il sera quand même mobilisé pour la logistique (départ à Bethléem, accouchement, fuite en Égypte). L’évangile de Matthieu fait un zoom sur l’homme de foi confronté à l’inattendu de la bonne nouvelle, un zoom sur le croyant à qui Dieu fait entendre sa voix, c’est un zoom sur nous qui entendons cette bonne nouvelle de la naissance du Sauveur aujourd’hui, pour nous dire qu’elle nous concerne tous, même ceux qui ne sont pas aux premières loges pour évangéliser, pour porter le message d’amour de notre Seigneur. Même si on ne comprend pas ce que Dieu attend de nous ni ce qu’il fait, même si on a l’impression qu’on ne sert à rien et que Dieu n’a pas besoin de nous, détrompons-nous : la bonne nouvelle nous concerne tous, et le Seigneur a besoin de tous, chacun lui est utile pour que sa Parole de vie soit annoncée, et c’est avec la situation personnelle de chacun que le Seigneur travaille.

 

Mais comment être l’instrument de Dieu quand on est dans une situation compliquée comme celle de Joseph ? En effet, il a une fiancée enceinte avant la vie commune, donc un enfant qui n’est pas de lui, c’est le déshonneur assuré… Au mieux, ce sera la honte de sa vie, au pire la femme qu’il aime sera lapidée, et elle mourra avec le bébé qu’elle porte, car c’était l’usage à l’époque : si une fille n’était pas trouvée vierge le jour de son mariage, elle était lapidée (Deutéronome 22, 20-21), et si elle était convaincue d’adultère, elle périssait avec son amant (Deutéronome 22:22 ; Lévitique 20:10). Les adultères étaient tués à coups de pierres, pour extirper le péché du milieu du peuple...

 

Face à cette tragédie annoncée, Joseph tente de trouver une solution : il va rompre en secret, pour éviter le déshonneur et la lapidation de Marie. C’est tout à son honneur de se soucier d’une femme qui est enceinte d’un autre, et donc d’une femme infidèle ; Joseph est un homme bon, et par amour pour Marie, il veut que leur histoire se termine de la meilleure façon, c’est-à-dire sans le scandale pour l’un et l’autre.

Mais ses intentions, si bonnes et raisonnables soient-elles, ne sont pas le plan de Dieu… Ce sont les pensées d’un homme blessé dans son amour et qui ne voit pas ce que le Seigneur est en train d’accomplir à travers Marie. Joseph a bon cœur et aime Dieu, mais il a besoin d’aide maintenant, pour comprendre que Dieu est en train d’agir dans sa vie d’une façon particulière, pour donner au monde un Sauveur. Joseph a besoin d’aide pour voir au-delà des apparences l’œuvre de Dieu qui s’accomplit sous ses yeux, une œuvre à laquelle il est appelé à participer…

 

Méfiez-vous des apparences, la réalité n’est pas toujours ce qu’on croit… Parfois on juge trop vite son prochain, on va un peu vite à la rupture parce qu’on a été blessé, mais l’évangile nous rappelle que ce prochain avec qui on est en rupture est l’instrument de Dieu, tout comme nous… Il a certainement péché, fait de grosses gaffes qui ont pu choquer/scandaliser, mais ce n’est pas de notre jugement que Dieu a besoin, c’est de notre pardon et de notre amour… Pour comprendre cela, Joseph est visité dans son sommeil par l’ange du Seigneur, et à son réveil, il n’est plus le même homme : il voulait rompre secrètement avec Marie, le voilà qui s’empresse de l’épouser ! Il craignait le déshonneur d’avoir une femme infidèle et un enfant bâtard, et le voilà qui s’engage à devenir mari et père !

 

L’empressement de Joseph n’est pas celui de la raison, car la raison lui dictait la rupture. Son empressement est celui de la foi qui accueille le songe comme une révélation de Dieu. En effet, par le moyen du songe, Joseph a vécu une expérience avec Dieu. Cette expérience a changé son entendement et lui permet d’accueillir la vie qui grandit dans le ventre de Marie comme l’œuvre de Dieu, et non pas comme le fruit d’un adultère. Joseph a cessé de se fier à sa seule raison pour croire, pour faire confiance à Dieu. Même s’il ne comprend pas, il croit. Désormais, la grossesse de Marie, qu’il prenait pour une scandaleuse tromperie, lui apparaît comme l’accomplissement du plan de Dieu pour sauver son peuple.

Il semble bien naïf, le Joseph… Cependant le songe qu’il fait nous apprend une chose importante : la révélation divine se fait entendre dans nos cœurs lorsque nous suspendons notre raisonnement pour laisser Dieu nous parler, pour faire confiance au Seigneur.

Lorsque nous sommes malades et que le médecin nous prescrit un médicament, nous suivons ses recommandations et nous prenons ce qu’il nous a prescrit parce que nous lui faisons confiance. La foi constitue aussi un acte de confiance. L’être humain ne peut pas comprendre tout ce que Dieu fait, mais il peut l’accueillir avec joie et reconnaissance, parce qu’il fait confiance à Dieu, comme le malade a confiance en son médecin.

 

Parfois, nous voulons un Dieu dont nous avons tout compris, un Dieu dont les actions sont logiques, raisonnables, explicables, un Dieu qui dépend de nous. Au lieu de cela, Dieu nous envoie un Sauveur qui n’est pas le fils de son père, un enfant qu’il faut accueillir comme Roi alors qu’il n’a même pas de sang royal, un Roi dans la galère depuis le berceau… Nous sommes comme Joseph, confrontés au mystère de la naissance du Christ : comme Joseph, nous avons nos résistances et nos raisonnements, parce que ça ne va pas de soi d’accueillir la bonne nouvelle de l’évangile telle quelle, une bonne nouvelle qu’on ne comprend pas et qui bouleverse notre existence.

Noël, ce n’est pas seulement l’histoire de Marie qui enfante le Sauveur. C’est aussi l’histoire d’un homme que Dieu appelle et qui se voit confier une mission délicate, périlleuse. Noël, c’est l’histoire d’un homme qui accueille le Sauveur dans sa vie, dans sa maison, dans son cœur, et ce n’est pas simple pour lui…

 

Nous avons vu que la première réaction de Joseph est de vouloir rompre avec Marie. C’est un homme juste, nous dit le texte : apprenant que sa fiancée est enceinte, il ne veut pas ébruiter l’affaire, de peur que Marie soit diffamée et lapidée selon la loi de Moïse. Joseph est juste parce qu’il veut respecter la loi, sans jeter la honte sur la femme qu’il aime. Il cherche une application de la loi qui ne nuira pas à sa bien-aimée. Il choisit de protéger Marie du déshonneur et de la mort, Joseph est juste parce qu’il choisit de protéger la vie, il choisit la vie, comme dit Dieu dans le livre du Deutéronome, mais ça ne suffit pas…

 

Joseph pense quand même que Marie est coupable d’adultère, alors qu’elle a seulement accepté d’être l’instrument de Dieu, il ignore qu’il est en train de prendre une décision qui risque de faire échouer le plan de Dieu. Joseph est juste, c’est un bon croyant, un homme plein de bonnes intentions, un homme sincère et respectueux de la loi autant que de sa fiancée. Mais ça ne suffit pas.

À tous ces bons sentiments, il faut que Dieu ajoute sa révélation au moyen du songe, pour que Joseph discerne quelle est la volonté du Seigneur concernant l’enfant qui va naître. À sa logique d’homme qui veut agir de manière juste et sans péril pour la femme qu’il aime, Dieu ajoute la foi qui ne s’embarrasse pas des rigidités et des enfermements de la loi. Dieu ajoute l’éclairage de son Esprit à l’homme partagé qui aime, qui doute et qui souffre en silence… Dieu ajoute, c’est ce que signifie le nom de Joseph : (Yossef = Genèse 30, 24). Dieu ajoute ce qu’il faut dans le cœur de Joseph pour que le trouble cesse et qu’il retrouve l’espérance. L’espérance de fonder une famille avec Marie, non pas comme il aurait voulu, avec un enfant issu de ses entrailles, mais en accueillant le don de Dieu, un fils qui n’est pas que pour lui-même, mais pour le salut de tous les hommes, un fils qui est Dieu avec nous, Emmanuel.

 

Quand on parle de l’ange du Seigneur dans la Bible, ça signifie que c’est Dieu lui-même qui intervient. Le Seigneur vient donc personnellement auprès de Joseph pour lui demander trois choses :

 

è d'abord, ne pas rompre avec Marie, parce qu’elle porte en elle l’enfant divin qui doit sauver le monde.

 

è Ensuite, Dieu demande à Joseph de devenir le père de cet enfant qui n’est pas le sien, afin que ce dernier puisse entrer dans la lignée de David. Une lignée qui compte du beau monde, avec Juda qui a fait des enfants à sa belle-fille Tamar, Rahab la prostituée qui cacha les espions à Jéricho, Ruth l’étrangère issue d’une lignée incestueuse (les moabites sont nés de l’inceste de Loth avec ses filles), David qui tua un de ses plus fidèles soldats pour lui prendre sa femme Bethsabée… Bref, le Fils de Dieu va naître dans une famille qui n’est pas parfaite, une famille comparable à beaucoup d’autres qui ont aussi leurs secrets, leurs drames, leurs blessures… Le Seigneur veut naître au cœur de nos familles telles qu’elles sont, il n’est pas dans le jugement et la rupture…

 

è Enfin, le Seigneur ordonne à Joseph de donner à l’enfant le nom de Jésus, qui veut dire « le Seigneur sauve », pour montrer quelle sera sa mission parmi les hommes.

 

Rien n’oblige Joseph à faire comme l’ange du Seigneur lui a demandé. Rien ne l’oblige à épouser une femme enceinte d’un autre. Rien ne l’oblige à donner son nom à un enfant dont il n’est pas le père. Il peut choisir d’écouter sa propre justice et dans ce cas, tout s’arrête : plus de mariage, et plus de naissance dans la lignée de David… la prophétie ne s’accomplit pas.

Mais à son réveil, le cœur de Joseph a été saisi par l’Insaisissable, et sa conception de la justice n’est plus la même. En effet, sommes-nous justes parce que nous appliquons la loi et rien que la loi, ou bien parce que nous laissons Dieu nous faire entendre ce qu’il attend de nous ?

Joseph se réveille, revêtu d’une audace sans précédent : bravant la loi écrite, il laisse de côté son orgueil de fiancé qu’il croyait bafoué, il obéit à la parole qu’il a entendue de la part de Dieu, il prend Marie pour femme et devient le père de Jésus.

Le témoignage de Matthieu au sujet de la naissance de Jésus veut montrer que le songe de Joseph débloque tout et permet à la prophétie de suivre son cours. Et cela nous rappelle un autre Joseph à qui Dieu avait aussi révélé la destinée de son peuple, par des songes : il s’agit du fils de Jacob.

Joseph est la figure du croyant à qui est annoncée la venue du Sauveur : un enfant va naître, un enfant qui vient de Dieu, c’est vraiment une bonne nouvelle, mais comment faire avec les aspects incompréhensibles de cette bonne nouvelle ? Comment faut-il considérer la personne qui est porteuse de cette bonne nouvelle ? Comment l’écouter sans la juger, sans la soupçonner de raconter des mensonges ? Comment accueillir un enfant dont notre raison nous dit qu’il n’est pas né par l’action du Saint-Esprit ? C’était difficile pour Joseph, et ça l’est pour nous aujourd’hui. Alors le Seigneur vient nous aider à recevoir cette bonne nouvelle qui suscite tant de questions.

Le Seigneur s’approche de nous pour nous parler, parce qu’il veut sauver le monde avec nous, il veut agir avec tous les Joseph de notre siècle, tous les hommes et toutes les femmes de foi qui veulent bien écouter sa voix et répondre à son appel, tous les hommes et toutes les femmes de foi qui acceptent que Dieu ajoute la force de sa révélation aux limites de leurs raisonnements.

 

Conclusion :

Dans nos cœurs aujourd’hui, comme dans le cœur de Joseph jadis, une voix retentit : c’est la voix du Seigneur qui lutte avec nos résistances/nos raisonnements, c’est la voix de Dieu qui affronte les forces du refus et de l’incrédulité tapies en nous.

Joseph, serviteur exemplaire, homme de Dieu silencieux, humble et efficace, incarne l’obéissance de la foi qui accueille la promesse de Dieu et qui fait ce qu’il faut pour que la volonté de Dieu s’accomplisse. Joseph, l’homme juste, le collaborateur de Dieu, a reçu la parole du Seigneur, une parole qui l’a atteint au plus profond de son existence, une parole qui l’a marqué et l’a mobilisé au service de Dieu. Et maintenant, c’est nous que le Seigneur veut visiter, mobiliser, envoyer pour porter cette bonne nouvelle : « Aujourd’hui, dans la ville de David, il vous est né un Sauveur, qui est le Christ, le Seigneur. » (Luc 2, 11). Amen.

 

Publié le 22/01/2018 @ 20:46  Prévisualiser  Imprimer l'article

Dimanche 24 décembre 2017 - par Ruth-Annie Coyault

Veillée de Noël

Dimanche 24 décembre 2017 à 19h

 

2 méditations courtes sur le thème :

« Dieu est dans la mangeoire ! »

 

Ésaïe 1, 3

« Le bœuf connaît son propriétaire, l’âne connaît la mangeoire où ses maîtres le nourrissent ; Israël, lui, ne connaît rien, mon peuple ne comprend rien. »

 

Ésaïe 9, 1-6 

« Le peuple qui marchait dans les ténèbres voit une grande lumière ; sur ceux qui habitaient le pays de l'ombre de la mort, une lumière resplendit.

Tu rends le peuple nombreux, tu lui accordes de grandes joies ; il se réjouit devant toi, comme on se réjouit à la moisson, comme on pousse des cris d'allégresse au partage du butin.

Car le joug qui pesait sur lui, le bâton qui frappait son dos, la massue de celui qui l'opprimait, tu les brises, comme au jour de Madian.

Toutes les chaussures des soldats qui piétinaient le sol, tous leurs manteaux couverts de sang vont devenir la proie des flammes, la pâture du feu.

Car un enfant nous est né, un fils nous est donné, et la souveraineté est sur ses épaules. On l'appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. »

 

Méditation courte

Une question pour les enfants : quels sont les animaux qu’on trouve dans la crèche de Noël ? Un âne et un bœuf. Pourtant, la Bible ne dit pas quels animaux étaient dans la crèche quand Jésus est né, mais on a pris l’habitude, par tradition, de dire que c’est l’âne et le bœuf qui étaient là, parce que ce sont des animaux qu’on trouve dans une étable/ferme, et aussi parce que le prophète Ésaïe qui avait annoncé la naissance de Jésus parle de l’âne, du bœuf et de la mangeoire… Le prophète Ésaïe parle de la part de Dieu et dit : regardez l’âne et le bœuf, on pense qu’ils ne sont pas intelligents, qu’ils ne savent que manger du foin, mais ils savent ce qui est le plus important, ils connaissent bien leur maître, et ils ne vont pas brouter n’importe où, ils broutent là où le maître leur dit de brouter, ils mangent le foin que leur maître donne, ainsi ils ne vont pas se perdre et ils ne vont pas manger n’importe quoi, sinon ça pourrait les rendre malades ou les faire mourir…

Alors Dieu dit aux hommes : soyez intelligents comme l’âne et le bœuf, venez à la mangeoire, dit Dieu, vous les hommes en qui j’ai mis mon Esprit. N’allez pas vous perdre dans des mauvais comportements, faites preuve de sagesse, n’allez pas brouter la mauvaise herbe en faisant ce qui est mal. Venez à moi, dit Dieu, car je suis votre Maître, et j’ai préparé une surprise pour vous, à la mangeoire. Approchez-vous et voyez quelle nourriture il y a dans la mangeoire…

Doucement, nous nous approchons et l’Enfant est là, dans la mangeoire… C’est Jésus, le pain de vie, qui est descendu du ciel… Quelle nouvelle étonnante !

 

L’histoire de l’âne, du bœuf et de la mangeoire où naît le Sauveur du monde, c’est Dieu qui appelle l’homme à revenir à lui de tout son cœur, c’est Dieu qui nous exhorte à le reconnaître comme notre Sauveur et notre Roi, c’est Dieu qui vient lui-même à travers son Fils, pour nous donner sa Parole de vie. Les rois sont dans les palais, dit Dieu, mais votre Roi à vous se trouve dans la crèche où il vous attend : revenez, dit le Seigneur, dans l’humilité, dans le questionnement de soi, dans la volonté de renoncer au mal… Comme l’âne et le bœuf qui savent où est le maître qui leur donne à manger, allons à la mangeoire où est couché le Seigneur. Il s’est fait tout petit enfant pour nous parler de l’amour de Dieu ; nous aussi, allons à lui, comme des petits enfants, pour recevoir son amour et son pardon sur nos vies…

Retrouvons le chemin de la mangeoire où Dieu a préparé le meilleur pour nous : c’est la joie, la réconciliation, la paix, que nous accueillons humblement, d’un cœur reconnaissant…

&&&&&&&&&&&&

Luc 2, 1-20

En ce temps-là, l'empereur Auguste donna l'ordre de recenser tous les habitants de l'empire romain. Ce recensement, le premier, eut lieu alors que Quirinius était gouverneur de la province de Syrie. Tout le monde allait se faire enregistrer, chacun dans sa ville d'origine. Joseph lui aussi partit de Nazareth, un bourg de Galilée, pour se rendre en Judée, à Bethléem, où est né le roi David ; en effet, il était lui-même un descendant de David. Il alla s'y faire enregistrer avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte.

Pendant qu'ils étaient à Bethléem, le jour de la naissance arriva. Elle mit au monde un fils, son premier-né. Elle l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'il n'y avait pas de place pour eux dans l'abri destiné aux voyageurs. Dans cette même région, il y avait des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leur troupeau. Un ange du Seigneur leur apparut et la gloire du Seigneur les entoura de lumière. Ils eurent alors très peur. Mais l'ange leur dit : « N'ayez pas peur, car je vous apporte une bonne nouvelle qui réjouira beaucoup tout le peuple : cette nuit, dans la ville de David, est né, pour vous, un Sauveur ; c'est le Christ, le Seigneur. Et voici le signe qui vous le fera reconnaître : vous trouverez un petit enfant enveloppé de langes et couché dans une crèche. »

Tout à coup, il y eut avec l'ange une troupe nombreuse d'anges du ciel, qui louaient Dieu en disant : « Gloire à Dieu dans les cieux très hauts, et paix sur la terre pour ceux qu'il aime ! »

Lorsque les anges les eurent quittés pour retourner au ciel, les bergers se dirent les uns aux autres : « Allons donc jusqu'à Bethléem : il faut que nous voyions ce qui est arrivé, ce que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se dépêchèrent d'y aller et ils trouvèrent Marie et Joseph, et le petit enfant couché dans la crèche.

Quand ils le virent, ils racontèrent ce que l'ange leur avait dit au sujet de ce petit enfant. Tous ceux qui entendirent les bergers furent étonnés de ce qu'ils leur disaient.

Quant à Marie, elle gardait tout cela dans sa mémoire et y réfléchissait profondément. Puis les bergers prirent le chemin du retour. Ils célébraient la grandeur de Dieu et le louaient pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, car tout s'était passé comme l'ange le leur avait annoncé.

 

Méditation courte

Comment reconnaître le Sauveur quand il vient vers nous, prenant le visage du plus faible et du plus petit d’entre nous ? Comment reconnaître le Seigneur dans l’Enfant de Bethléem qui n’a trouvé aucune place parmi les hommes ?

Il est Dieu, disent les prophéties bibliques, il est Prince et il est Roi, pourtant le voici couché sur les déchets de la récolte, sur l’herbe sèche qui est tout juste bonne à nourrir les animaux ou à être brûlée…

Il est le Verbe créateur, et le voici rabaissé à la paille d’une étable, le voici devenu lui-même paille pour les hommes, voici le Christ devenu nourriture et espérance pour chacun de nous…

Comme pour les bergers de Bethléem, le coup de pouce du ciel serait le bienvenu pour nous aider à reconnaître le Sauveur ! Un signe du ciel comme celui que les anges donnent aux bergers, un signe qui ouvre l’intelligence et permet de voir par la foi que Jésus est là, parmi nous, le Messie que tous attendent veut naître dans les cœurs où il espère trouver une place…

À l’instar des bergers qui sont invités à aller à la crèche, nous avons parfois besoin d’être encouragés/stimulés à aller vers le Seigneur et à se rassembler le temps d’un culte pour louer Dieu, comme font les anges qui crient : « Gloire à Dieu ! »

Dans la vie, il y a tellement de soucis et de préoccupations qui remplissent nos journées que la motivation pour « aller à la crèche » (aller à Jésus, aller au culte) n’est pas toujours au rendez-vous. Cependant, le fait de savoir que Dieu est dans la mangeoire, voilà qui réveille notre motivation « endormie » !

Oui, le Christ couché sur la paille est dans la mangeoire, c’est lui ma nourriture, il me nourrit avec sa Parole, il me rassasie par sa présence, son message me donne des forces pour la route et me rend l’espoir, et la vie retrouve toute sa saveur et tout son sens…

Et je suis heureux de venir dans la maison du Seigneur et de faire comme les anges : annoncer la bonne nouvelle, pour que d’autres personnes soient encouragées à leur tour et se lèvent pour aller voir le Messie…

Puisque Dieu est dans la mangeoire, moi son petit âne ou son petit bœuf, je suis joyeux d’aller à Bethléem, joyeux d’aller au culte, joyeux de venir à la rencontre du Messie, et cette joie que le Christ procure quand il naît dans le cœur, personne ne peut la ravir… Amen.

 

Publié le 22/01/2018 @ 20:45  Prévisualiser  Imprimer l'article
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