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Dimanche 01 octobre 2017 - par Jacques Bosch

Matthieu 21 versets 28 à 32 – Parabole des deux fils – Prédication du 1er octobre 2017

 

Quel est votre avis ?  C’est ainsi que Jésus s’adresse à la foule qui l’entoure…

 Il n’était pas fréquent d’après les Evangiles, que Jésus demande à la foule son avis sur une question importante, mais par contre, il interrogeait volontiers ses disciples dans un cadre plus intime.

Pour l’heure, Jésus essaye de capter l’attention, de piquer l’intérêt de son auditoire, mais sans encore préciser le sujet de son enquête. Pour ce faire, conformément à son habitude, il va utiliser une parabole. Une petite histoire empruntée à la vie de tous les jours des femmes et des hommes de son époque, une vie qui s’avère très semblable à la nôtre, avec entre autre, les difficultés relationnelles entre parents et enfants…

… En l’occurrence, un père demande à ses deux fils d’aller travailler dans sa vigne.

Remarquons

-        Que la demande n’est pas lancée de loin comme un ordre, mais le père se déplace, va vers chacun de ses fils pour leur parler

-        L’image utilisée, travailler dans la vigne, remonte à Esaïe pour désigner le peuple d’Israël. Cette image n’est pas limitative et évoque dans son ensemble, le service de Dieu auquel tous les hommes sont appelés.

-        La vigne, objet de toute la sollicitude de Dieu, de tous ses soins, est une image très forte de son amour pour les hommes et en particulier pour le peuple d’Israël avec lequel il a conclu une Alliance, la Première Alliance.

Le 1er fils accepte, dit oui… mais ne fait pas

Le 2ème fils refuse, commence par refuser en mettant peut être en avant toutes sortes de raisons bonnes ou mauvaises, mais après réflexion, remords, accède à la demande de son père et va travailler à la vigne.

QUESTION… posée à la foule et à chacun de nous :

Quel est  à votre avis celui des deux fils qui a fait la volonté de son Père ?

-        Celui du oui qui est devenu non ?

-        Celui du non qui est devenu oui ?

Réponse unanime de la foule : celui qui est allé travailler dans la vigne quel qu’ait été son refus initial.

Avant de poursuivre notre méditation, quelques rappels politico-religieux de l’époque 

-        La fracture entre les autorités religieuses et Jésus n’est pas encore totale

-        Le dialogue n’est pas encore rompu, mais l’opposition est vive et explique la question pour le moins agressive posée à Jésus aux versets 23 et 24, « de qui tiens tu ton autorité ? du ciel… autrement dit de Dieu…. ? ou des hommes … ?

A cette question, Jésus répond par une autre question :

                  « Le baptême de Jean Baptiste, d’où vient-il ? Du ciel ou des hommes ? »

-        Après avoir soupesé les conséquences possibles d’une réponse,

Après avoir hésité…

La réponse des autorités religieuses est : « Nous ne savons pas ».

-        Jésus devant leur refus de répondre à  sa question, refuse de répondre à la leur.

Les auditeurs de Jésus ont vraisemblablement essayé de personnifier les 2 fils. De même les premiers lecteurs de l’Evangile de Matthieu :

                                   - dans le 1er fils, ils ont vu le peuple d’Israël

- dans le 2 è fils, les peuples voisins non héritiers de la Promesse de l’Alliance, mais qui étaient très marqués par la culture et les pratiques religieuses juives : par exemple, les Samaritains ou encore les Syro Phéniciens.

Les spécialistes ont remarqué que dans certains manuscrits de l’Evangile de Matthieu, les positions initiales prises respectivement par les deux fils, avaient été inversées.

De là à conclure que Jésus soulignait la désobéissance effective du peuple d’Israël,

… la question reste ouverte.

 

En répondant à la question des Autorités religieuses relative à sa propre autorité, par la question relative à l’autorité, la validité du Baptême de Jean-Baptiste, Jésus semble déplacer le problème, semble « botter en touche », mais en fait il éclaire, il explicite le sens des mots :

« Faire la volonté du Père »…. Et cela en introduisant l’idée maitresse de CROIRE

 

Faire la volonté du Père, ne peut se limiter à une ou plusieurs actions concrètes… mais implique, nécessite de … CROIRE à cette volonté, à sa validité, sa valeur… de lui faire CONFIANCE,  de la prendre au sérieux.

Cela implique une conversion, un changement de regard, de comportement, comme croire au baptême de Jean Baptiste.

Cela implique d’AIMER cette volonté exprimée dans sa PAROLE qu’elle soit annoncée par Moïse, Jean-Baptiste ou un autre prophète.

 

Essayons de réfléchir aux « NON » qui sont devenus des « OUI » et aux « OUI » initiaux qui sont devenus des « NON » effectifs, mais, je l’espère, provisoires.

-        Dans le changement d’attitude des premiers, je distinguerais volontiers la main même du Seigneur, du Père qui pardonne et reste toujours prêt  à accueillir un de ses enfants, toujours prêt à l’embaucher, à l’envoyer dans sa vigne.

Cette offre de salut, d’appel au changement, à la repentance, cette offre d’accueil, peut prendre des formes diverses. Jean-Baptiste a de nombreux successeurs, les voies du seigneur sont nombreuses et parfois surprenantes.

-        Quant aux « OUI » qui sont devenus des « NON ». Seul le Seigneur connait les raisons profondes de ces résistances qui tiennent à l’histoire de chacun, au poids des héritages, familiaux, culturels, religieux.

Ce qui me parait devoir être affirmé, c’est que la Parabole des deux frères n’est pas

 UNE PAROLE DE JUGEMENT, DE CONDAMNATION,         MAIS D’ESPERANCE.

Ne nous y trompons pas, ce n’est pas parce que les collecteurs d’impôts collaborent avec les Romains ou que les Prostituées mènent une vie dissolue que Jésus les donne en exemple, mais parce que certains d’entre eux ont pris au sérieux le message de Jean-Baptiste, celui de Dieu !

                         Ils se sont convertis, ont changé de vie après avoir reçu le baptême !

Vous l’avez certainement compris, la Parabole est une Parole d’actualité qui nous concerne toutes et tous aujourd’hui comme hier et demain.

Elle nous interpelle et nous invite à réfléchir à la réponse que nous avons donnée et que nous donnons à l’appel que Dieu adresse à chacun, individuellement, de travailler à sa vigne, de répondre à son appel.

 

AMEN

                 

 

 

Publié le 12/11/2017 @ 11:36  Prévisualiser  Imprimer l'article

Dimanche 5 novembre 2017 - par Pierrick Leprince

Dire ce que l’on croit et faire ce que l’on dit

Matthieu 23, versets 1 à 12

En ces temps où nous fêtons encore les 500 ans de la réforme, je vous propose de commencer par une légende hindouiste :

« Autrefois tous les humains étaient des dieux, mais ils abusèrent tant de leurs privilèges que Brahmâ, le maitre des Dieux, décida de leur ôter ce pouvoir de divinité. Brahmâ organisa donc un conseil pour décider d’une cachette qui soit impossible à déceler.

Les Dieux mineurs prirent d’abord la parole pour suggérer :

-       Enterrons le pouvoir de divinité tout au fond de la terre

Mais Brahmâ répliqua :

-       Je vois que vous ne connaissez pas la curiosité de l’homme ! il fouillera, il creusera et un jour il finira par le trouver.

-       Dans ce cas continuèrent les Dieux mineurs, jetons les dans la profondeur des océans !

Brahmâ soupira :

-       Je connais trop bien les hommes, tôt ou tard, ils iront explorer le fond des océans et remonteront le pouvoir de divinité à la surface. Ce sont d’éternels insatisfaits.

Les dieux mineurs ne savaient plus que dire.

-       Ou donc le cacher alors ? car si nous t’en croyons, il n’est pas d’endroit, sous terre, dans le ciel ou au fonds des mers que les hommes n’atteindront un jour !

Alors Brahmâ repris la parole :

-       Voici ce que nous ferons ! nous cacherons le pouvoir de divinité au plus profond du cœur des hommes, car c’est le seul endroit où ils ne songeront pas à aller.

Cette légende, chers Frères et Sœurs illustre assez bien le thème de cette prédication.

Excepté dans la 1ère lettre aux Thessaloniciens du livre des actes des  apôtres ou Paul raconte son voyage et ses enseignements et à la différence des 2 autres lectures du jour, nous découvrons un disciple du Christ, au service de son église. Il encourage avec douceur et tendresse nous dit-on à vivre en disciple du Christ.

 

Parce que dans le premier texte de Malachie (en hébreu Ange du Seigneur), qui vivait au 5ème siècle avant notre ère, Malachie dernier des petits prophètes parle de mise en garde des prêtres chargés de l’enseignement de la Tora, des dérives des prêtres qui oblige le prophète lui-même à prendre leur place puisqu’ils font défaut. Dieu les considère comme des païens puisqu’ils prennent les patriarches pour les pères fondateurs alors que c’est Dieu qui les a créés.

Et puis, il y a le texte central, l’évangile de Matthieu, évangile bien connu qui commence en son chapitre 21 par l’entrée de Jésus dans Jérusalem ce qui est le signal que les jeux sont faits si j’ose dire, le sort de Jésus est scellé. Tous les épisodes du chapitre 21 et 23 viennent cristalliser l’opposition entre Jésus, révélé comme le messie et les autorités juives, scribes et pharisiens qui ne peuvent se supporter mais font en l’espèce cause commune contre Jésus.

Jésus s’adresse à la foule et à ses disciples et les prend à témoin.

La chaire de Moïse, à l’origine c’était un siège mobile d’où le scribe interprétait la Torah. Jésus ne conteste pas cette autorité mais il pointe du doigt leur incohérence entre le dire et l’agir. Dieu attend de tout son peuple qu’il obéisse aux commandements édictés dans la Tora, or les scribes et les pharisiens sont les premiers à en prendre à leur aise avec la Loi. Les règles de vie détournées de leur objectif : la loi devient plus contraignante alors qu’elle est un cadre pour vivre ensemble. Ils portent des signes ostentatoires pour se mettre en avant et occuper les premières places.

Or Jésus lui-même a incarné son autorité dans sa manière d’être et de vivre : il est venu pour un service et c’est le sens du verset 12 : celui qui s’élève sera abaissé et celui qui s’humilie sera élevé.

Honnêtement c’est assez simple à comprendre et pourtant il y a tant à dire, au-delà encore une fois des platitudes habituelles. Car Dire ce que l’on croit est une chose et faire ce que l’on dit en est une autre, bien plus compliquée qu’il n’y parait.

Allons y voir de plus près :

La surprise vient tout d’abord de ce que Jésus dit à propos des écritures saintes : « ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes…tant que le ciel et la terre dureront, il ne disparaîtra pas un seul iota de la lettre ». À beaucoup d’égards, le Jésus de l’histoire fut un réformateur de la religion de son époque et non le fondateur d’une religion différente. Si nous nous mettons à l’écoute du célèbre passage du chapitre 5 de l’évangile de Matthieu, nous comprenons bien que Jésus n’a jamais voulu inventer ou fabriquer de toute pièce une nouvelle religion. Au contraire, il est revenu au terreau originel de la sienne.

La loi d’Israël était fondée sur la parole du Deutéronome « écoute Israël/ Shema Israël » Deut 6. Ecouter signifie Obéir. Or la pointe de ces récits est centrée sur la qualité de cette écoute et sa mise en pratique.

Encore une fois Jésus ne condamne pas l’enseignement donné dans la chaire de Moïse, mais il critique et met en garde ses auditeurs sur l’incohérence et les dérives dans lesquelles ces théologiens se laissent entrainer. Jésus rappelle la vocation du disciple, appelle les foules à devenir témoins à sa suite. Il s’est fait serviteur au milieu des humains, à l’écoute de Dieu et de ses contemporains. La Tora est un chemin de libération et de liberté !

Luther a découvert en travaillant à la traduction des textes bibliques, que l’être humain est sauvé par grâce : toute sa vie en a été bouleversée et la nôtre un peu également. Dieu nous fait le cadeau de la vie, mais pas de n’importe quelle vie. A partir de ces découvertes, Luther, Calvin et tous les témoins ont proclamé que la grâce de Dieu est un cadeau sans condition.

A partir de là, la vraie question est : qu’en avons-nous fait ?

Libéré par la parole, avons-nous réellement changé le monde en y joignant les actes et nous sommes nous suffisamment humiliés pour devenir grands, c’est-à-dire au service de tous ? Le plus grand qui n’est pas fermeture mais bien ouverture. Le plus grand ? Celui qui se fiche de savoir qui est de son église ou n’en est pas, pour exercer les gestes vitaux d’humanité à l’égard de tous.

Et malheurs aux petits ! Aux petits calculs, aux petites habitudes, aux petits cœurs, aux petites rancœurs. Et le Christ va nous servir toute une série d’allégories :

-       Si vous utilisez votre main droite pour repousser plutôt que pour accueillir, coupez-vous la main, cela vous évitera la sclérose.

-       Si vous utilisez votre pied pour chasser les gens qui ne sont pas de chez vous plutôt que de faire un pas vers eux, eh bien coupez votre pied, cela vous évitera de voir la gangrène vous envahir.

-       Et si vous utilisez votre œil non pas pour vous émerveiller de l’autre mais pour surveiller et punir ceux qui ne sont pas comme vous, arrachez-le avant que votre champs de vision ne se rétrécisse aux 4 murs d’une prison.

Si les disciples de Jésus s’étaient souvenus de ses paroles quand ils sont partis à pied en croisade vers Jérusalem ; s’ils s’étaient coupés les pieds plutôt que de couper la tête des musulmans, l’Eglise, vous en conviendrez, n’en serait pas là aujourd’hui.

Si ces disciples s’étaient souvenus de ses paroles quand ils ont plongé leurs mains dans les ors du pouvoir, de la richesse et de la puissance, s’ils s’étaient coupés les mains plutôt que de les plonger dans les trésors du monde, l’Eglise aujourd’hui n’en serait pas là.

 

Si ses disciples s’étaient souvenus de ses paroles quand ils ont regardé muets les Juifs persécutés, les pauvres spoliés, les étrangers expulsés, les jeunes abusés par leurs condisciples, s’ils s’étaient arrachés les yeux plutôt que de les fermer, l’Eglise aujourd’hui n’en serait pas là.

Cette année à l’Institut Biblique de Genève, nous étudions Dietrich Bonhoeffer que nous connaissons un peu ici à Versailles grâce au pasteur et théologien Fleming Fleinert Jensen. Dietrich Bonhoeffer avait à peine 40 ans lorsqu’il fut pendu par les nazis sur ordre d’Hitler en avril 1945 quelques jours avant la chute finale, après qu’il eût été un des acteurs de l’attentat commis quelques mois plus tôt et dont Hitler sortit indemne. Il était un pasteur et un théologien un peu oublié dans l’après-guerre puis redevenu heureusement très populaire.

Jusqu’en 1925 lui et toute sa famille comme l’essentiel des allemands rêvaient d’une revanche sur la France après la défaite humiliante de la première guerre mondiale et plus encore après la ratification du traité de Versailles qui renfermait les gênes de la montée des nationalismes et des extrêmes. Ce traité qui ruinait l’Allemagne déjà  épuisée par 4 années de guerre et 3 millions de morts, a entrainé une chute économique vertigineuse puis une chute financière mortelle.

En 1929, il partit une année aux états unis ou il rencontra un pasteur français avec lequel il se lia d’amitié. De leurs longues discussions, il revint avec le sentiment que la parole de Dieu ne pouvait être mise en pratique en étant nourrie de haine et de revanche et il devint dès 1930 un pacifiste convaincu. Lorsqu’il s’est agi de savoir comment arrêter les nazis et tenter quelque chose pour stopper leurs abominations pour la terre et le ciel, il adouba le mortel complot avec l’idée que certes il reniait la loi de Dieu et ses commandements : tu ne tueras point, mais il valait mieux cela plutôt que de continuer à fermer les yeux. Ce sentiment que parfois l’action peut être plus forte que la parole. Et le sentiment que la théologie protestante se vit plus dans les actes que dans les paroles !

Nous les protestants, nous avons été libérés par une parole qui a tout simplifié et tout renversé.

La réforme n’a rien changé à la loi, ni aux évangiles, la réforme nous a ramené à la lecture de la bible un point c’est tout. L’esprit protestant qui nous anime préfère la réforme en douceur à la révolution brutale. Une révolution suppose une table rase - on détruit tout avant de reconstruire. Mais Dieu seul à la capacité de créer à partir de rien et nous ne sommes pas Dieu. Donc notre engagement en tant que protestant consiste plutôt à prendre soin du monde et à servir la vie au lieu de prendre le risque déraisonnable de la détruire.

Agir de manière à laisser derrière soi un petit plus, une contribution qui, aussi modeste soit elle puisse être utile aux autres, ce serait déjà une belle ligne de conduite personnelle.

 

Luther a écrit : « plus notre culte est sobre, mieux c’est »

Si la foi ne nous met pas à l’écart, alors elle nous réconcilie avec ce qui est en dehors d’elle. Elle débouche sur une spiritualité laïque. Laïc signifie populaire, commun, d’une humanité universellement partagée. Jésus fut un laïc de province, un homme du peuple, qui n’appartenait pas à la caste des prêtres et n’endossait pas leur vision des choses.

Chacun d’entre nous ne se remémore bien que ce qu’il a acté, que ce qu’il a fait, que ce qu’il  vit, que ce qu’il active. Autrement la parole reste une parole morte.

On ne garde la parole qu’en la faisant, on ne garde la sagesse de vie qu’en l’appliquant.

C’est cela être disciple de Jésus : aimer et vivre au nom du fils, comme le fils vit et aime au nom du père.

N’est-ce pas la plus éminente des dignités de ne plus chercher à être reconnu mais à reconnaitre ; de ne plus chercher à être accueilli mais à accueillir, de ne plus chercher à être aimé mais à aimer ?

N’est-ce pas la plus éminente des dignités de pouvoir affirmer sa liberté et la vivre en pleine responsabilité ?

 

Ce matin l’évangile enseigne ceci : ton salut est une affaire réglée, tu n’as plus à t’en préoccuper. Alors tires-en les conséquences, réforme toi pour le meilleur que Dieu attend de toi, car la réforme la plus importante c’est celle que tu entreprends pour toi-même, c’est celle qui te permet de dire ce que tu crois et de faire ce que tu dis !

 

Amen                                                                                  

 

Publié le 12/11/2017 @ 11:28  Prévisualiser  Imprimer l'article
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